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Et si on parlait davantage de la santé mentale des dirigeants ?

Photo du rédacteur: Nadege Fanfelle
Nadege Fanfelle
il y a 9 heures
2 min de lecture

Hier, j’ai participé à un événement organisé par le MEDEF Béarn et Soule à la CCI Pau Béarn, autour d’un sujet qui me parle profondément : la santé mentale du dirigeant.



Deux tables rondes :


→ Repérer les signaux de l’épuisement


→ Sortir de l’épuisement : quelles ressources ?



Et surtout, des témoignages poignants.



Parce que derrière un dirigeant, il y a avant tout une femme ou un homme.



Une personne qui peut être confrontée à une pression permanente, à l’isolement, à la surcharge de travail, aux responsabilités qui s’accumulent… jusqu’à parfois l’épuisement.



Certains signaux doivent alerter :



• on s’isole, on ne voit plus ses proches


• on abandonne le sport ou les activités qui nous faisaient du bien


• la fatigue physique s’installe, accompagnée d’une forte charge mentale


• on devient irritable, anxieux, on ressent de la culpabilité


• les difficultés de concentration apparaissent


• le sommeil ou l’alimentation sont perturbés


• les maux de tête, de dos ou autres manifestations physiques se multiplient


• on a le sentiment d’avoir toujours trop de choses à gérer.



Et parfois, on continue quand même.



Parce qu’on est le dirigeant.


Parce qu’on pense que l’entreprise ne peut pas fonctionner sans nous.


Parce qu’on culpabilise de lever le pied.



Pourtant, lorsque l’entreprise grandit, on ne peut pas continuer à tout faire seul.



Il faut parfois se réorganiser.


Déléguer.


Apprendre à faire confiance.


Supprimer certaines tâches.


Poser des limites.



Et surtout se rappeler une phrase qui m’a particulièrement marquée :



« Je suis le gérant de l’entreprise. Je ne suis pas l’entreprise. »



Sortir de l’épuisement passe aussi par une prise de conscience.



Prendre du temps pour soi.


Se faire accompagner, pas uniquement sur les enjeux stratégiques ou économiques, mais aussi sur soi.


Lever certaines pressions.


Remettre de l’ordre.


Répondre à ses propres besoins.


Programmer dans son agenda des moments pour soi : du sport, de la méditation, du repos, des moments avec ses proches.



Et surtout : en parler.



C’est aussi pour cela que je trouve essentiel de faire de la santé mentale du dirigeant un véritable sujet de prévention au sein de notre écosystème entrepreneurial béarnais.



Et de contribuer à rompre l’isolement qui peut accompagner les situations de fragilité ou d’épuisement.



Cette journée m’a particulièrement touchée.



Et je ressors de cet événement encore plus convaincue du pourquoi je fais mon métier.



Accompagner un dirigeant, ce n’est pas seulement prendre en charge des tâches administratives.



C’est aussi lui permettre de ne pas tout porter seul, de retrouver du temps, de la visibilité et de l’espace mental pour se concentrer sur ce qui compte vraiment.



Parce que derrière chaque entreprise, il y a un dirigeant.



Et sa santé compte.




 
 
 

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